Poulet au Gochujang au Thermomix
Il y a deux ans, ma fille rentre du lycée en me demandant si je peux faire « ce truc coréen qu’elle a mangé chez sa copine ». Évidemment, je ne savais pas du tout de quoi elle parlait. Elle m’a montré une photo floue d’un poulet rougeâtre dans une sauce qui collait à l’écran. J’ai cherché sur internet, trouvé le gochujang, et là j’ai eu un doute bête : comment faire cuire du poulet entier ou en gros morceaux sans que ce soit sec à l’intérieur et brûlé à l’extérieur ? C’est là que le Thermomix a changé la donne. Je l’avais depuis des années pour les gâteaux et les jus, mais ce jour-là, j’ai découvert qu’il pouvait vraiment révolutionner un plat asiatique en sauce.
Ce qui m’a bluffée, c’est la cuisson vapeur. Avec le panier vapeur du Thermomix, le poulet reste super juteux parce qu’il ne baigne pas dans le liquide — il cuit à la vapeur pendant 20 minutes à 90°C, vitesse 1, avec juste un peu d’eau dans le bol. Pendant ce temps, j’ai les mains libres pour préparer la sauce directement dans le Thermomix après. Je fais fondre du beurre, j’ajoute l’oignon émincé, quelques gousses d’ail, et une généreuse cuillerée de gochujang avec du miel et du vinaigre. Deux minutes en vitesse 3 et ça fume déjà d’une manière savoureuse. Puis je verse la sauce sur le poulet cuit, et là c’est terminé. Le tout prend 35-40 minutes maximum, sans stress.
Une petite chose à savoir sur le gochujang : c’est une pâte de piment coréenne fermentée, ça se trouve maintenant dans presque tous les supermarchés, rayon asiatique. Je garde mon pot au réfrigérateur après ouverture, il se garde des mois sans problème. Et franchement, une fois qu’on a goûté, on en met partout — dans les marinades, les soupes, même dans une mayonnaise pour les sandwichs. C’est devenu l’un de ces condiments que je recommande vraiment à côté de mes pots de moutarde.

Poulet au Gochujang au Thermomix
Ingrédients
- 800 g de cuisses de poulet
- 3 cuillères à soupe de gochujang
- 2 cuillères à soupe de sauce soja
- 1 cuillère à soupe de miel
- 3 gousses d’ail
- 20 g de gingembre frais
- 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
- 2 cuillères à soupe d’huile végétale
- 1 cuillère à soupe de vinaigre de riz
- 2 oignons verts émincés
- 1 cuillère à café de graines de sésame
- 200 ml de bouillon de volaille
Instructions
- Verser 1000 g d’eau dans le bol du Thermomix et placer le panier Varoma en position.
- Éplucher l’ail et le gingembre, les placer dans le bol et mixer 10 sec/vitesse 7.
- Ajouter le gochujang, la sauce soja, le miel et l’huile de sésame. Mélanger 20 sec/vitesse 4.
- Transférer la marinade dans un saladier et y faire mariner les cuisses de poulet pendant 30 minutes minimum.
- Nettoyer le bol, ajouter 600 g d’eau et le riz dans le panier Varoma. Disposer les cuisses marinées dans le plateau Varoma.
- Cuire 25 min/Varoma/vitesse 1 avec le plateau Varoma en position.
- Pendant la cuisson, émincer finement les oignons verts et faire griller les graines de sésame à sec dans une poêle.
- Vérifier la cuisson du poulet avec un thermomètre (74°C à cœur) et du riz.
- Servir le poulet sur le riz, parsemer d’oignons verts et de graines de sésame grillées.
Notes
Mes conseils pour réussir Poulet au Gochujang au Thermomix
Quand j’ai découvert le gochujang, j’ai longtemps eu peur de l’utiliser au Thermomix — je pensais que la chaleur de la lame allait dénaturer ce goût si particulier et légèrement sucré. Résultat : j’ai raté ma première sauce deux fois ! Voici ce qui change tout : je mets le gochujang en dernier, après avoir fait revenir le poulet à la vitesse 3 pendant 40 secondes à 120°C. Ensuite, j’ajoute mon mélange gochujang-miel-ail à vitesse 1 et je cuis 8 minutes à 100°C maximum. Pourquoi 100°C et pas plus ? Parce que le gochujang fermenté commence à devenir amer au-delà, et tu perds toute cette profondeur qui fait son charme. Ce petit réglage a sauvé tous mes plats depuis.
Je dois t’avouer : j’ai aussi testé la version avec du miso et de la sauce soja à la place du gochujang pur, et franchement, ça marche aussi très bien si tu n’aimes pas trop l’aspect sucré-épicé du gochujang. J’utilise alors 2 cuillères à soupe de miso rouge, 1 cuillère à soupe de sauce soja, un trait de miel, et les mêmes ail-gingembre. Je fais la même procédure : vitesse 3 pour saisir le poulet, puis vitesse 1 avec 100°C. Le résultat est plus umami, moins sucré. C’est devenu ma version du jeudi quand je n’ai pas envie du côté « asiatique sucré ».
Pour la conservation, je garde cette sauce 4 jours au réfrigérateur dans un bocal hermétique. Le secret : je ne la verse dessus du poulet que juste avant de servir, surtout si tu veux garder une texture tendre. Si tu la laisses reposer longtemps sur la viande froide, le gochujang a tendance à s’épaissir et ça devient pâteux. À la présentation, je saupoudre de graines de sésame grillées et quelques feuilles de coriandre fraîche — ça change tout, le couleur rouge brique devient vraiment élégante dans l’assiette.
Questions fréquentes
Où tu trouves le gochujang et c’est vraiment nécessaire ?
Je l’achète en magasin asiatique, ou même en ligne maintenant. Si tu n’en trouves vraiment pas, tu peux improviser avec de la pâte de piment rouge + un peu de miel + sauce soja, mais ce ne sera pas pareil. Le gochujang a une fermentation unique qu’on ne réplique pas vraiment — c’est la base du goût, donc je te conseille de faire l’effort de le chercher.
Je peux utiliser des cuisses à la place des filets ?
Oui, et honnêtement c’est même mieux. Les cuisses restent plus moelleuses au Thermomix et supportent mieux la cuisson à la vapeur. Je rajoute juste 2 minutes au temps de cuisson (10 minutes au lieu de 8) selon la taille des morceaux, et j’augmente un poil le liquide pour qu’elles ne se dessèchent pas.
C’est très épicé pour ma famille, comment je dose ?
Commence par la moitié de la dose de gochujang proposée et goûte avant de finir la cuisson. Je fais ça chez moi quand les enfants mangent avec nous — tu peux toujours ajouter, tu ne peux pas enlever ! Le gochujang n’est pas si violent si tu en m
